Malheur à ce jour où nos âmes furent touchées par la détresse. Pourquoi les étoiles n’ont-elles pas perdu de leur éclat ? Israël n’était-il pas comparable aux astres, aux douze étoiles, semblables aux douze tribus, les descendants de Jacob ? Pourquoi n’ont-elles pas contenu leur luminosité au lieu d’illuminer les ennemis qui songent à effacer le nom d’Israël ?
Cet extrait des chroniques hébraïques de Rabbi Salomon bar Siméon qui rapportent la douleur vécue par le peuple juif pendant la première croisade aurait pu être écrit aujourd’hui. Un enfant de deux ans, Moshe Holtzberg est désormais orphelin. Ses parents, Rabbi Gavriel and Rivkah Holtzberg הי »ד, sont morts pour la sanctification du Nom divin, al kiddoush hashem.
Comme beaucoup d’entre nous, j’ai été profondément touché par les scènes tragiques qui se sont déroulées dans la ville de Bombay, par l’attaque meurtrière d’un Bet Habad. Que ce soit à Luang Prabang, au Laos, ou encore à Paris, un Bet Habad n’est pas une représentation diplomatique de l’Etat hébreu et encore moins un centre religieux établi à des fins prosélytes, pour convertir des non juifs. Il ne s’agissait là que d’un havre de paix où des voyageurs juifs de toute nationalité se retrouvent pour étudier, manger kasher ou passer shabbat ou participer à un seder de Pessah. Des femmes et des hommes de tout horizon religieux et politique y trouvent réconfort, un peu de chaleur humaine accompagnée de paroles de Torah, avant de poursuivre leur chemin. Le Bet Habad de Mumbay était une maison ouverte sur le monde comme l’était la tente du premier de nos patriarches, Avraham… Comme le dit CK sur jewlicious.com, nous sommes tous des habadnikim.
« II y a un temps pour tout, et chaque chose a son heure sous le ciel [...] un temps pour démolir et un temps pour bâtir » (Ecclesiaste 3, 1-3). Pour apporter votre modeste contribution à la reconstruction du Bet Habad de Mumbay et soutenir les enfants de Rabbi Gavriel et Rivkah Holtzberg ז »ל, cliquez sur ce lien.