Devoir d’été : se fixer des objectifs et un cap

En lisant l’article de GQ UK Why you always need a fresh challenge, je me suis rappelé des nombreux défis que j’ai relevés depuis mon adolescence. Comme beaucoup d’entre nous, je me suis fixé des objectifs à atteindre et une direction à suivre. Les hommes sont comme des navires. Dépourvu de gouvernail, un navire part à la dérive. Les voiles ne permettent pas au navire de prendre de la vitesse qui ne suit aucun cap. Les défis sont notre gouvernail. Sans challenge, nous sommes à la merci d’autres forces qui souvent nous font vaciller et peuvent même nous faire échouer sur un haut-fond.

 

En tant qu’êtres humains, nous pouvons accroître nos performances lorsque nous avons quelque chose en point de mire. Les défis en question n’ont pas pour finalité de changer le monde. Il est si tentant de baisser les bras lorsque la fatigue, la faim et la soif nous tourmentent. En cas de vie ou de mort, le seul recours possible est de se fixer des objectifs, si petits soient-ils. Ces défis permettent finalement de passer du mode survie à celui du mode croissance. Ce fut le cas lors de mon orientation vers une filière professionnelle et que je devais relever en même temps des défis majeurs : tous les indicateurs étaient au rouge et le bateau risquait de chavirer, d’être emporter par les flots. Il faut avoir connu un certain nombre d’échecs pour apprécier ses propres valeurs et capacités de résistance aux épreuves de la vie.

But remember: the only time we really fail is when we stop trying. We need to embrace failure and keep out of our comfort zone – or comfort pit, as I prefer to call it. The ride will be bumpy – if it’s not, your challenge isn’t significant enough – but the best shock absorber on a bumpy road is a good sense of humour and a bloody-minded resolve to keep going.

« Le seul moment où nous échouons véritablement est lorsque nous cessons d’essayer […] La meilleure façon d’absorber le choc sur une route cahoteuse est un bon sens de l’humour et une solide détermination pour continuer. » Mais il faut également reconnaître les limites naturelles des autres forces vehamevin yavin mida’ato dont l’objectif peut se résumer à cette volonté générale de nivellement par le bas. Une ineptie qui s’est propagée à tous les niveaux de notre société. Récompenser toujours financièrement l’oisiveté et la niaiserie, encourager l’ignorance et la bêtise et abaisser les niveaux d’exigence. Comme Eliezer ben Yehouhah, qui a ressuscité avec ses compagnons la langue hébraïque, il faut s’armer d’une détermination sans faille et s’évertuer à tirer vers le haut les faibles d’esprit.

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