Meshi
Un viol visuel c'est quand tu te mets le doigt dans l'oeil
Un viol visuel c'est quand tu te mets le doigt dans l'oeil
25/08/10
Tadaaaaa ! J’ai enfin reçu mon dernier joujou high tech : le Sony Nex 5. Je dois reconnaître que le design de cet appareil photo numérique utracompact m’a aussitôt séduit. J’ai opté pour le pack Nex 5D qui comprend deux objectifs : le « pancake » 16 mm et le format standard 18-55 mm. J’ai longtemps hésité avant de le commander car je cherchais au départ un APN qui complèterait mon reflex existant : mon fidèle et solide Nikon D40 accompagné de son objectif Nikkor 18-200 mm. Je souhaitais trouver un APN facile à utiliser et que je pourrais utiliser en toute occasion, en mode automatique, alors quand j’ai appris que Sony s’engouffrait à son tour dans le micro 4/3. Le Nex 5 avec son prix élevé le place immédiatement dans la catégorie supérieure, après les APN classiques et les bridges, sans pour autant prétendre remplacer les reflex traditionnels. Je ne vais pas m’étendre sur les données techniques du Nex 5 car de nombreux sites spécialisés sont mieux à même de vous donner les informations les plus pertinentes. Premières impressions en balade urbaine….
Que ceux qui espèrent toujours que les lentilles peuvent être miniaturisées et allégées rebroussent dès à présent leur chemin : un objectif 18-55 mm n’est certes pas très lourd mais il déséquilibre tout de même le centre de gravité de l’appareil (imaginé alors un objectif 18-200 mm). Pas très gênant pour les utilisateurs de reflex qui sont habitués à porter ou faire porter par quelqu’un d’autre son matériel photographique). J’ai donc testé les deux objectifs fournis dans le pack et la qualité promise par Sony est au rendez-vous. Le « pancake » 16 mm est lumineux en intérieur et c’est un vrai plus, un excellent auxiliaire à mon Nikon D40 qui arrive très vite aux limites de ses possibilités. Le bruit de la mécanique quand on appuie sur le déclencheur est aussi magique qu’un moteur de Harley Davidson l’est pour l’amateur averti. Le flash n’est pas si difficile à installer et retirer de son logement et je regrette de ne pas pouvoir utiliser un viseur optique en même temps (qui aurait sans doute permis d’économiser la faible capacité de la batterie). Je suis surpris par la force de la luminosité qui pénètre à travers l’objectif au point de rendre encore plus pâle le sujet capturé. Les photos prisent n’ont pas été retouchées sous Lightroom ou Photoshop et je trouve que les couleurs restent chatoyantes et suffisamment proches de leur nature originelle. Le principal bémol observé pour le moment est la très très faible autonomie pour un temps de charge beaucoup trop looooong (2 heures !). Ce n’est pas un appareil pour les trips de quelques jours en solitaire, sans aucun accès à une prise électrique. Le Nex 5 s’adresse aux photographes urbains prêts à dépenser une somme conséquente pour leur hobby préféré. Dernier point fâcheux : l’écran qui n’est pas tactile mais je peux vous assurer que les traces laissées par vos gros doigts sales resteront inévitablement jusqu’à la fin de la journée. To be continued.
Une image vaut mille mots… places aux photos !






22/08/10
Les derniers rayons du soleil s’évanouissent au milieu des nuages pour laisser place à la grisaille parisienne. Le train train quotidien va bientôt reprendre et la chaleur estivale ne veut pourtant pas nous quitter. Preuve en est avec la sortie cette semaine du dernier opus de Ray Lamontagne And The Pariah Dogs intitulé God Willin´ & The Creek Don´t Rise. Avec son folk plein de mélancolie et une voix chaude pour dire à l’autre que l’on va se retrouver… il suffit de fermer les yeux, le casque sur les oreilles en écoutant la piste God Willin’ & The Creek Don’t Rise ou Are We Really Through, en se laissant bercer par le flux et le reflux des vagues frapper les galets de la plage si tôt abandonnée.
Extrait de For the Summer
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Et parce que je suis fan de la série Glee, je ne peux m’empêcher de proposer un extrait de la magnifique reprise de Poker Face de Lady Gaga par Idina Menzel et Rachel. Rendez-vous le 21 septembre pour la diffusion de la deuxième saison.
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20/08/10

500 millions d’utilisateurs, et moi et moi et moi. 850 millions de photos, émoi émoi émoi. 8 millions de vidéos, émoi émoi émoi. En 2012, la ferme de serveurs informatiques de Prineville, dans l’Oregon, concrétisera le rêve de tous les fans des livres de science fiction : un data center, un méga centre de traitement des données, capable de collecter des milliards d’informations sur des citoyens du monde entier.
La seule et unique nation qui résiste à la déferlante Facebook est la Chine. Le Great Firewall (#GFW), le Grand pare-feu, la Grande Muraille virtuelle de Chine, repousse encore et toujours les attaques des barbares occidentaux et bloque l’accès à Facebook, Twitter et Foursquare. Les utilisateurs chinois n’ont eu d’autre choix que de s’inscrire à Kaixin ou Renren tandis que les occidentaux continuent de se connecter à Facebook via un Virtual Private Network. Evidemment, il ne s’agit pas d’un simple protectionnisme purement commercial et le gouvernement chinois à bien compris l’intérêt pour un Etat de contrôler les informations diffusées par ses citoyens.
Facebook ne souhaite bien évidemment pas officiellement censurer la parole virtuelle des millions de membres de son réseau social [sauf peut être quand des groupes d'activistes comme Greenpeace critiquent la construction de son data center (?)]. Ses objectifs sont avant tout économiques : plus Facebook dispose d’informations précises, plus la valeur commerciale d’une fiche augmente.
La boucle est enfin bouclée pour Mark Zuckerberg qui vient de lancer l’ultime application, Places, qui fait définitivement basculer les serveurs de Facebook en tant que principal Big Brother, après la Chine, dans un monde pas si virtuel. Les utilisateurs de smartphones sont conscients d’être depuis bien longtemps géolocalisés mais la différence avec les applications web de Facebook est qu’ils croisent à l’insu de leur plein gré des informations auprès d’un seul et unique acteur d’internet. Il sera désormais plus difficile de mentir à ses amis car Facebook knows where you are.
Le plus fascinant pour moi dans cette aventure virtuelle est que ce sont des citoyens du monde libre qui acceptent volontairement, même si la pression de l’environnement social n’est pas étrangère (tu n’existes pas si tu n’es pas sur Facebook), de publier des données sur leur vie privée. Facebook, comme Apple, est l’exemple parfait de sociétés qui ont un pouvoir d’attraction irrationnel.
18/08/10
(la photo d’illustration n’a rien à voir… je sais)
Si certains Israéliens considèrent la langue de la Bible comme étant archaïque, il semblerait que d’autres l’apprécient et souhaitent la maîtriser [et pas que des Israéliens]. Un nouveau cours proposé par l’université hébraïque de Jérusalem connaît un succès grandissant : l’enseignement virtuel de la langue du livre le plus vendu (et le moins lu) au monde.
Pour ce faire, l’hébreu biblique est enseigné avec l’outil le plus moderne du village global : internet. Un partenariat a été signé entre l’université et le site d’enseignement à distance eteacher. Le cours virtuel serait identique à celui dispensé entre les murs de l’établissement comme l’obligation d’assiduité, l’envoi d’exercices et le passage d’un examen oral final par vidéo.
Des étudiants du monde entier peuvent désormais suivre en ligne des cours d’hébreu biblique et faire valider leurs acquis dans le cadre de leur formation universitaire. Selon le professeur Israël Bartal, la majorité des étudiants sont des chrétiens qui découvrent avec grand intérêt la langue de la Bible.
Personnellement, je ne vois pas trop l’intérêt de parler une langue totalement artificielle et déconnectée de notre réalité, à la manière des maskilim, les ardents partisans des Lumières juives qui s’efforcèrent de faire renaître du 18e au 19e siècle la langue hébraïque avec des tournures soutenues et des néologismes « bibliques » (c’est le cas de le dire
). L’apprendre, oui. La parler, heeeu non.