Un viol visuel c'est quand tu te mets le doigt dans l'oeil
Geekeries
Le futur appartient aux tablettes PC
4/09/10
Esprit geek es-tu là ? Je suis devenu l’heureux utilisateur d’un iPad 64 Go. Dans un précédent billet, je partageais avec vous les principaux points d’achoppement concernant la première génération de iPad et qui restent toujours d’actualité :
1 – pas de lecteur SD intégré -> j’ai acheté le kit de connection d’Apple pour vider ma carte SD
2 – pas de port USB à l’horizon -> le kit de connection inclus un adaptateur USB mais il est impossible de lire des fichiers directement d’une clé… sauf si vous le jailbreaker
3 – pas de caméra vidéo -> un application sur l’App Store permet d’utiliser son iPhone comme caméra… du bricolage en attendant la seconde génération du iPad
4 – l’hébreu toujours pas géré -> qui sera géré par la prochaine mise à jour majeure d’Apple, la version 4.2, en novembre 2010
5 – Mono utilisateur -> le multitâche sera bientôt disponible mais sera-t-il possible de partager un jour son iPad avec un autre utilisateur ?
Après deux jours de test, l’avenir semble plein de promesses pour ce type de produit. Certes l’iPad part avec une courte longueur d’avance, une avance essentiellement marketing, mais il est encore perfectible. L’objet de la tentation n’est pas encore prêt à remplacer mon MacBook mais il est capable d’assurer une partie de mes tâches quotidiennes : surfer, lire, regarder des vidéos et écouter de la musique. Parmi les nombreux points positifs, je remarque son incroyable autonomie qui fait pâlir les diodes de mon MacBook. Je n’ai jamais eu l’intention d’acheter un netbook et le iPad répond exactement aux besoins des nomades qui veulent réduire au maximum le poids de leur bagage (le matériel photographique est suffisamment encombrant pour ne pas avoir à défier les sherpas en milieu urbain).
1 – Connectez le iPad (ou le iPhone puisque le kit est également compatible avec cet appareil) en USB à votre Macintosh,
2 – Lancez Aperçu,
3 – Allez dans le Menu « Fichier » et cliquez sur « Importez depuis iPad de… »,
4 – Sélectionnez les photos, choisissez le dossier de destination de votre disque dur local puis cliquez sur importer. Et hop ! Le parfait assistant de mon Sony Nex 5
Facebook : la boucle est bouclée
20/08/10

500 millions d’utilisateurs, et moi et moi et moi. 850 millions de photos, émoi émoi émoi. 8 millions de vidéos, émoi émoi émoi. En 2012, la ferme de serveurs informatiques de Prineville, dans l’Oregon, concrétisera le rêve de tous les fans des livres de science fiction : un data center, un méga centre de traitement des données, capable de collecter des milliards d’informations sur des citoyens du monde entier.
La seule et unique nation qui résiste à la déferlante Facebook est la Chine. Le Great Firewall (#GFW), le Grand pare-feu, la Grande Muraille virtuelle de Chine, repousse encore et toujours les attaques des barbares occidentaux et bloque l’accès à Facebook, Twitter et Foursquare. Les utilisateurs chinois n’ont eu d’autre choix que de s’inscrire à Kaixin ou Renren tandis que les occidentaux continuent de se connecter à Facebook via un Virtual Private Network. Evidemment, il ne s’agit pas d’un simple protectionnisme purement commercial et le gouvernement chinois à bien compris l’intérêt pour un Etat de contrôler les informations diffusées par ses citoyens.
Facebook ne souhaite bien évidemment pas officiellement censurer la parole virtuelle des millions de membres de son réseau social [sauf peut être quand des groupes d'activistes comme Greenpeace critiquent la construction de son data center (?)]. Ses objectifs sont avant tout économiques : plus Facebook dispose d’informations précises, plus la valeur commerciale d’une fiche augmente.
La boucle est enfin bouclée pour Mark Zuckerberg qui vient de lancer l’ultime application, Places, qui fait définitivement basculer les serveurs de Facebook en tant que principal Big Brother, après la Chine, dans un monde pas si virtuel. Les utilisateurs de smartphones sont conscients d’être depuis bien longtemps géolocalisés mais la différence avec les applications web de Facebook est qu’ils croisent à l’insu de leur plein gré des informations auprès d’un seul et unique acteur d’internet. Il sera désormais plus difficile de mentir à ses amis car Facebook knows where you are.
Le plus fascinant pour moi dans cette aventure virtuelle est que ce sont des citoyens du monde libre qui acceptent volontairement, même si la pression de l’environnement social n’est pas étrangère (tu n’existes pas si tu n’es pas sur Facebook), de publier des données sur leur vie privée. Facebook, comme Apple, est l’exemple parfait de sociétés qui ont un pouvoir d’attraction irrationnel.
L’Académie de la langue hébraïque se déshabille sur le web
18/07/10
Bon d’accord, l’Académie de la langue hébraïque ne donne pas encore dans le spectacle érotique. En fait, le titre choisi par Asaf Shtull-Trauring, l’auteur de cet article, peut également se traduire par « L’Académie de la langue hébraïque s’étend sur le web« .
Au fait, connaissez-vous le mot en hébreu qui désigne le réseau des réseaux ? L’Académie suggère d’utiliser מרשתת mirshetet au lieu d’internet אינטרנט. Ne vous inquiétez pas, les Israéliens ne le connaissent pas non plus.
L’Académie de la langue hébraïque (l’équivalent de l’Académie française) vient de refondre son site web. Les menus déroulants sont inutilisables sous Mac OSX pour les navigateurs Safari et Chrome tandis que des paragraphes sortent de leur cadre même sous Mozilla Firefox. Saluons tout de même cette initiative qui va dans le bon sens. En effet, les amoureux de l’hébreu peuvent se réjouir de cette bonne nouvelle car ils pourront non seulement consulter les décisions de cette institution concernant des règles grammaticales, l’écriture ou la terminologie, mais également participer à son développement. Sur le nouveau site, l’Académie propose à ses visiteurs de partager leur opinion et d’exprimer leur avis. A suivre…


