Blanc manteau et bonnet gris

De retour de la Chapelle en Vercors, de ma première semaine de classe de neige en tant qu’accompagnateur. Après plus de 25 ans sans avoir chaussé une paire de skis, j’ai très vite apprécié d’effleurer la poudreuse avec la prudence du débutant. Le plaisir de la glisse que j’éprouve avec mes rollers en ligne sur le bitume parisien est encore plus agréable sur le beau manteau blanc de la station du Col de Rousset. Un bon bol d’air frais revigorant au milieu d’un épais brouillard jusqu’à ce que les rayons du soleil percent les nuages le dernier jour. Enfin, nous avons pu contempler le magnifique paysage qui s’était dérobé depuis le début de notre séjour. Dans toute leur gloire, les montagnes sont apparues dans leur plus beau vêtement d’apparat.

Et qui a décroché un Ourson ? Qui ? :D

Pendant la semaine, j’ai animé un atelier pour élargir le vocabulaire hébraïque des élèves. Quel dommage que peu d’entre eux étaient motivés ce jour là… L’hébreu parent pauvre face à un anglais conquérant.

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Oublie-moi !

Aujourd’hui, j’ai reçu dans ma boîte mail les voeux d’une “amie de quinze ans” – je la connais depuis la première année à l’université -.  Quinze ans, cela pourrait bien être une amitié de trente ans car ce chiffre correspond à une relation entretenue pendant quelques et qui s’est détériorée avec le temps – après sa reconversion professionnelle – au point de se limiter chaque année à l’envoie d’un mail collectif. Il vaut mieux encore exister, me direz-vous, dans un carnet d’adresses mais à quel prix : un mail collectif totalement impersonnel ! Crime de lèse majesté, la personne a utilisé un service mis à sa disposition par son entreprise pour communiquer ses bons voeux à l’ensemble de ses clients ou collaborateurs. Des fois, je préférais que l’on m’oublie… je clique virtuellement sur le bouton qui n’existe pas encore sur Facebook : je m’en tape !

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Le 8ème jour… il heurta des zombies


Pourquoi le huitième jour ? Après tout, les zombies viennent à ma rencontre quotidiennement. Oui, je fais bien référence au film belge que vous connaissez… mais pas seulement. Comme tous les matins, je pousse la grille imposante censée restreindre l’accès de mon immeuble et c’est là que commence la rencontre du troisième type. Les principales caractéristiques de ces êtres de lumière est que leur apparence physique ne les distingue aucunement de la majorité des vivants qui me bouscule lors de mes trajets spacio-temporels dans les grands tuyaux. Selon les dernières études en immunopsychatrie menées par une équipe de laborantins fous, ils partageraient un gène identique et facilement identifiable : leurs pieds seraient dépourvus de freins à main. Ces données expliqueraient la raison pour laquelle ils sont incapables de se mouvoir vers la droite ou vers la gauche, quelque soit les conditions météorologiques de l’espace dans lequel ils évoluent. Le regard vide, le cerveau clair, ces êtres étranges me considèrent comme une cible potentielle et accélèrent leur déplacement en regardant le sol. A moins d’un mètre d’eux, je risque à chaque fois de chavirer…

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i am change

En testant aujourd’hui un nouvel outil d’exploration sur Flickr, fffflckr, je suis tombé sur une photo originale dont j’avais complètement oublié l’existence parmi mes favorites…

Et la séquence détente avec l’incroyable choré des Black Eyed Peas…

I gotta feeling that today’s gonna be a good day

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“Et c’est grave ?”


”A une époque lointaine et reculée, dans un royaume qui n’existe plus, une rupture c’était oublier un numéro de téléphone, et éviter de croiser la personne [...] Car, il y a Facebook.”

Comme le rappelle très justement Marion dans un billet [j'adore lire son blog !], FB est bien ce monde parallèle où des fantômes viennent hanter votre espace numérique, ressuscitant des fragments d’un passé désormais trop présent : ELLE réapparaît au détour d’une ligne anodine dans le fil d’actualités de FB. — skipped — skipped — erased — Supprimer l’ex de ses contacts était la première étape pour rétablir l’équilibre des mondes qu’elle venait brutalement de briser. S’appliquer à faire des confettis virtuels avec toutes les photos enregistrées sur votre iPhone. Effacer les textos échangés et son numéro de portable. Tenter de lui échapper, d’oublier le moindre battement de ses paupières et fuir, fuir le plus loin possible. Et alors un p…ain de commentaire d’un contact en commun sur FB allait vous rafraîchir la mémoire et vous rappeler son bon souvenir.  — skipped — skipped — erased — Seconde étape, la suppression des connaissances virtuelles en commun. Le temps passait, la vie suivait son petit bonhomme de chemin. Vous repreniez progressivement le rythme normal de votre respiration en vous souvenant que Google est une terre désolée, qu’il ne référence pas votre illustre inconnue…

Bien sûr, vous vous dites que les pages de l’historiette ont été tournées et retournées dans tous les sens de lecture. Les mots coulent et se sont figées sur le papier et puis elle resurgit… Elle est toujours présente… Vos sentiments aussi. Elle vous salue et vous vous apercevez que quelque chose a changé. D’où vient ce sentiment bizarre ? Vous l’ignorez. “C’est grave ?”, vous demande-t-elle avec ses jolies yeux. “Non, non”, vous lui répondez, “Tu vis ta vie [et moi la mienne] !”. Et vous vous dites : c’est du passé et pourtant, pourtant…

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Le poids des maux

Parce la culture est parfois si lourde qu’elle mérite qu’on la supporte…

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